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Vaut-il mieux se préparer au pire en s’imaginant échouer ? Ou se projeter positivement pour réussir ?

16 octobre 2018

S’imaginer échouer pour amortir la déception en cas d’échec, ça vous parle ?

Découvrez les conséquences des différents types de projection.
S’imaginer échouer peut-il vraiment amortir la déception en cas d’échec ?
Est-ce que se visualiser réussir garantit la réussite ?
Quel sont les impacts de nos projections sur la mobilisation de nos ressources ?

Je réponds à ces questions dans cet article.

A l’approche d’une épreuve, d’un entretien, d’un examen, d’une situation à enjeux, nous n’échapperons pas au fait de nous imaginer affronter ce moment, et en envisager l’issue.

Certains, naturellement confiants, ne douteront pas de leur capacité à sortir gagnants ; d’autres, craignant l’échec, mettront en place une stratégie visant à amortir la déception qu’ils pourraient vivre. C’est ainsi qu’ils se projettent dans leur propre scénario d’échec.

Qui d’entre nous, enfant ou adolescent, ne s’est pas dit : « Allez, je m’imagine, sans dire d’échouer, tout juste avoir la moyenne » et ce après avoir durement révisé, espérant secrètement une bonne note, mais voulant à tout prix éviter la trop grande déception en cas de mauvaise note. Cela nous permettait au passage, de dire, « De toute façon, je le savais, je l’avais bien dit, je savais que cela serait difficile, je ne la sentais pas cette épreuve, je savais que je risquais de me planter ! »

Le système inhibiteur ou activateur de l’action, vous connaissez ?

Face à une situation, si la conclusion de votre agissement se traduit par un échec, votre cerveau va enregistrer : « dans telle situation, lorsque j’agis, j’échoue ».

De fait, à l’avenir lorsque semblable situation se présentera à vous, ou expérience que vous associerez à cette situation, va s’activer en vous ce que nous appelons le Système Inhibiteur de l’Action.

Une part de vous ayant retenu que vous échouez en agissant dans cette situation précise, va en quelque sorte vous « bloquer » dans votre action comme pour vous protéger d’un nouvel échec !

C’est ce qu’on appelle le Système Inhibiteur de l’Action.

Retenez que face à cette nouvelle situation, vous aurez des difficultés à mobiliser vos capacités et vos ressources.

A contrario, si votre cerveau a retenu, que lorsque vous agissez face à une situation donnée, vous réussissez, lorsque vous rencontrerez de nouveau une situation semblable ou que vous étiquetterez comme étant analogue, alors se mobilisera le Système Activateur de l’Action, vous permettant ainsi une mobilisation optimale de vos compétences, de vos connaissances, de votre raisonnement, de votre action.

« Notre cerveau fait peu de différence entre ce que nous vivons réellement et ce que nous imaginons fortement »

 

Pour mieux comprendre en quoi une projection négative va activer le Système Inhibiteur de l’Action, il faut également comprendre que notre cerveau fait peu de différence entre ce que nous vivons réellement et ce que nous imaginons fortement. N’avez-vous pas remarqué, lorsque vous pensez à une situation qui vous agace, votre rythme cardiaque s’accélère, votre rythme respiratoire se modifie, l’envie de bouger, d’agir, peut être même de crier est présente, alors que vous êtes peut-être tout bonnement, allongé sous la couette tentant de trouver le sommeil. Cela montre bien que le fait de se projeter mentalement, nous impacte émotionnellement engendrant tout autant de modifications physiologiques que si nous étions face à la situation.

 

Vous comprenez maintenant qu’à force de vous imaginer échouer, vous allez progressivement venir ancrer ce scénario en vous, et vous prenez ainsi le risque d’activer le Système Inhibiteur de l’Action, vous privant au moment opportun de toutes les ressources qui sont les vôtres, ruinant par la même occasion toutes les heures de travail que vous aurez pu fournir pour muscler vos connaissances et vos compétences.

Et, entre-nous, pensez-vous sérieusement que le fait de vous avoir imaginé échouer, amortira la déception en cas d’échec ??? Malheureusement, il n’en est rien, vous devrez faire face à la déception, quoi que vous ayez imaginé.

            « Vous n’échouez jamais, soit vous réussissez, soit vous apprenez »

Pour autant, envisager les différentes issues possibles, pour imaginer un plan B voir un plan C, est une tout autre chose. Il est même fortement recommandé face à un enjeu important, d’imaginer ces alternatives, non pas tant pour gérer votre déception, mais simplement pour vous permettre de mieux tirer profit de la situation, de ne pas vivre la non-atteinte de votre objectif, comme un échec cuisant, mais au contraire comme une étape, un détour, vers un objectif qui sera peut-être revu, repensé, différemment. Inspirée pas Nelson Mandela qui nous disait : « je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends » alors je serais tentée d’écrire « vous n’échouez jamais, soit vous réussissez, soit vous apprenez » !! L’histoire de la sérendipité, nous montre comment les échecs les plus cuisants ont donné lieu à de pures créations ou ont mené leurs auteurs vers des destinations insoupçonnées.

Et qu’en est-il de se projeter dans les difficultés qui pourraient barrer votre chemin ? C’est, là, une variante de projection, à laquelle, d’ailleurs, je vous encourage.
Ne vous privez pas d’identifier les différents obstacles qui pourraient se présenter, non pas pour vous paralyser et justifier que vous pourriez échouer, mais plutôt pour profiter de ce moment et imaginer toutes les pistes que vous pourriez mettre en œuvre. Ainsi vous faites preuve d’anticipation et de préparation à l’action, vous permettant une réponse plus adaptée face à la situation.

Pour faire face, à la baisse de motivation ou au découragement qui pourrait vous gagner, je vous suggère la démarche anti-sabotage suivante :

Dans un premier temps, je définis clairement mon objectif. Veillez à l’énoncer de façon positive. On préférera : « Je veux réussir le passage de mon examen de conduite » à « Je veux passer mon permis de conduire » …les détails ont, là, leur importance. N’hésitez pas à fermer les yeux et laisser raisonner cet énoncé en vous, ainsi vous pourrez percevoir si cela vous semble fluide ou si vous devez peut-être affiner l’objectif. Et n’oubliez pas : ce qui s’exprime clairement se réalise aisément. A contrario : à objectif flou, échec assuré !

Ensuite, je m’imagine avoir réussi l’examen de mon permis de conduire, et j’identifie un bénéfice important qui en découlera puis un obstacle majeur qui pourrait m’empêcher d’atteindre mon objectif.

En quoi l’atteinte de cet objectif va rendre ma vie meilleure ? Soyez le plus précis possible et ressentez les sensations associées.
Puis à la suite, définir le premier sabotage possible : Si l’obstacle se présente comment je fais ? Qu’est-ce que je me dis ? Si la réponse à cette question est résolument pessimiste ou négative, c’est justement le moment de prendre le temps d’élaborer une pensée plus rationnelle, plus constructive, pour modifier votre discours intérieur.  Affiner les réponses à ces questions, jusqu’à ce qu’elles deviennent de nouveau pour vous une opportunité de réussir.

Faites de même avec les autres obstacles ou difficultés qui pourraient se présenter.

Si notre cerveau ne fait pas bien la différence entre ce que nous vivons réellement ou ce que nous imaginons fortement, c’est aussi une formidable opportunité !!!

Plutôt que de vous projeter à échouer, vous gagnerez à vous projeter à réussir !  En effet vous l’aurez compris, c’est comme si vous veniez ancrer le process suivant : « Quand telle situation se présente, j’agis et je réussis ». Ainsi lorsque vous serez face à votre examinateur, votre prochain recruteur, ou votre plus gros client, vous mobiliserez sans effort le Système Activateur de l’Action, vous permettant d’agir et non réagir, de raisonner, et d’optimiser ainsi toutes les capacités et compétences qui sont les vôtres. Avec cette pratique, utilisée en Sophrologie, vous ancrer de nouveaux états émotionnels plus propices à votre réussite.

Vous pouvez pour cela, visualiser quelques heures ou quelques jours après votre échéance, un moment où vous partagez la joie d’avoir réussi avec d’autres personnes, peut-être même, en train de fêter ce succès, relater tous les efforts que vous avez su faire, comment vous avez agis pour en arriver là….

Testez, fermez les yeux et laissez aller votre imagination…rouvrez les yeux….de quelle énergie êtes-vous habité ? Cette énergie qui vous ferait déplacer des montagnes ou celle qui vous plombe et vous invite à abandonner…Pas besoin de grande démonstration, l’expérience devrait parler d’elle-même.

 

Alors certes, il est loin d’être suffisant face à un défi important de se contenter ou de rêvasser les yeux fermés et le sourire aux lèvres. L’anticipation, le travail, la préparation resteront vos meilleurs atouts. Néanmoins vous l’aurez compris, il ne sert à rien de venir tout gâcher en s’imaginant échouer, et les grands sportifs en pratiquant la Sophrologie l’ont bien compris !

Comme eux, avec la sophrologie, expérimentez les bienfaits de la visualisant positive.

Avec la Sophrologie, mettez fin à vos conduites d’auto-sabotage, et préparez-vous plus efficacement et sereinement à réussir.

Guénaëlle Formal
Sophrologue et Formatrice en entreprise
06 32 51 90 02

 

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